Andreï Tarkovski had still polaroids that seem to have the essence of art in them. See this collection of prints at bright bright day.
Andreï Tarkovski had still polaroids that seem to have the essence of art in them. See this collection of prints at bright bright day.

Pablo Picasso, Nude Woman with Necklace, 1968, drying oil and oil/alkyd on canvas, 1135mm x 1617mm. Tate Gallery, London (cat. no. T03670) being examined with a stereo microscope.microscope. © Succession Picasso/DACS 1999. Photograph by Fotini Koussiaki.
The old days’ pictures went forward toward completion by stages. Every day brought something new. A picture used to be a sum of additions. In my case a picture is a sum of destructions. I do a picture – then I destroy it. In the end, though, nothing is lost: the red I took away from one place turns up somewhere else.
Statement by Pablo Picasso, 1935
I can hardly understand the importance given to the word research in connection with modern painting. In my opinion to search means nothing in painting. To find is the thing. Nobody is interested in following a man who, with his eyes fixed on the ground, spends his life looking for the pocketbook that fortune should put in his path. The one who finds something no matter what it might be even if his intention were not to search for it, at least arouses our curiosity, if not our admiration.
Statement by Pablo Picasso, 1923
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The radicant is becoming my little white bible…
“In ordinary language, ‘modernizing’ has come to mean reducing cultural and social reality to Western formats. And today, modernism amounts to a form of complicity with colonialism and Eurocentrism. Let us bet on a modernity which, far from absurdly duplicating that of the last century, would be specific to our epoch and would echo its own problematics: an altermodernity whose issues and features this book seeks to sketch out.”
Posted on Le Monde on 04/09/09
by Emmanuelle Lequeux
Le Français Nicolas Bourriaud aime les concepts et ce n’est pas ce qu’il fait de plus mal. Cet ancien directeur du Palais de Tokyo, le principal centre d’art en France, a profité de son exil londonien pour développer son nouveau credo dans le cadre d’une exposition à la Tate Britain.
Dans les années 1990, il a forgé l’idée d’”esthétique relationnelle” : voir les oeuvres pour les liens sociaux qu’elles tissent et produisent entre elles et non comme des objets d’art autonomes. Dans les années 2000, il a défini les plasticiens comme des “sémionautes” : navigateurs sur un océan de signes.
Sa nouvelle recherche est joliment intitulée “Altermodernisme”. Pour Bourriaud, les vingt-cinq dernières années du XXe siècle “furent un long épisode mélancolique. Les oeuvres d’art se sont définies comme un après : après le mythe du progrès, l’utopie révolutionnaire, la défaite du colonialisme, les luttes d’émancipations politiques, sociales et sexuelles”. Il faut revenir au présent. Le terme altermodernisme suggère “une multitude d’alternatives à une voie unique. L’alterglobalisation définit la pluralité des oppositions locales à la standardisation économique, et donc la lutte pour la diversité”.
Reste à illustrer ce propos avec des oeuvres d’artistes, tous “nomades culturels”. Un énorme champignon atomique érigé dans de la vaisselle en Inox par l’Indien Subodh Gupta dit le chambardement nécessaire à l’émergence de cette pensée nouvelle. La suite est plus confuse, et la pensée de Bourriaud s’avère difficile à suivre. Même si on y ressent que le déplacement, dans le temps et l’espace, vaut leitmotiv.
Citons les frappantes peintures inspirées à Franz Ackerman par ses voyages mondialisés, ou le sublime environnement de cristal liquide de Gustav Metzger, octogénaire qui fait chanter les murs en moirures et moisissures. Ou enfin Katie Paterson qui nous met en relation téléphonique avec un glacier en pleine fonte…
“Altermodern” : Tate Triennal 2009, Tate Britain, Millbank, Londres. Jusqu’au 26 avril.

Robert Rauschenberg Erased de Kooning Drawing 1953 © San Francisco Museum of Modern Art © Robert Rauschenberg/VAGA, New York and DACS, London 2006 Traces of ink and crayon on paper, with mount and hand-lettered ink by Jasper Johns 64.14x55.25x1.27cm